Wall Street rebondit malgré l’Iran : pétrole, taux et emploi préparent un vendredi décisif

Wall Street rebondit, mais le pétrole, les tensions avec l’Iran et les taux maintiennent la pression avant le rapport sur l’emploi américain de vendredi.
Résumé express
Article du 2 septembre 2026- S&P 500
- +0,46 %
- Brent
- 95,63 $
- Emploi privé ADP
- +38 000
- Emploi vendredi
- 56 000
rebond à Wall Street après trois séances de baisse
cours de clôture dans un marché très volatil
emplois créés en août, sous les attentes du marché
créations non agricoles attendues selon le consensus Reuters
Wall Street a retrouvé un peu d’air après trois séances de baisse. Le Dow Jones a gagné 0,56 %, le S&P 500 0,46 % et le Nasdaq 0,45 %.
Le rebond reste pourtant fragile. Les marchés doivent composer avec une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, un pétrole proche de ses récents sommets et des taux obligataires qui restent élevés.
Le pétrole revient au premier plan
Les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et les représailles iraniennes ont ravivé les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz.
Le Brent a terminé autour de 95,63 dollars le baril et le WTI à 91,01 dollars. Les échanges ont été très volatils : le marché tente de mesurer jusqu’où les perturbations du transport maritime peuvent réellement réduire l’offre mondiale.
Le problème pour les marchés dépasse le secteur pétrolier. Un pétrole durablement élevé peut entretenir l’inflation, peser sur les consommateurs et compliquer le travail des banques centrales.
Les obligations restent sous tension
Les rendements obligataires ont atteint cette semaine des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis plusieurs années sur certains marchés.
Aux États-Unis, le rendement du Treasury à 10 ans s’est rapproché de 5 % avant de légèrement refluer mercredi. Cette hausse des taux longs pèse notamment sur les actions dont les valorisations reposent fortement sur les bénéfices futurs.
Dans le même temps, les investisseurs ont nettement revu leurs anticipations pour la Réserve fédérale. Le marché estime désormais à environ deux chances sur trois la probabilité d’une hausse de taux lors de la réunion des 15 et 16 septembre.
L’emploi américain ralentit
Un premier signal est arrivé mercredi avec l’enquête ADP.
Le secteur privé américain n’aurait créé que 38 000 emplois en août, contre 48 000 attendus par les économistes. L’industrie manufacturière a notamment supprimé 17 000 postes.
Ce chiffre ne permet pas à lui seul de prévoir le rapport officiel, mais il renforce les interrogations sur la solidité du marché du travail américain.
Vendredi peut changer les anticipations sur la Fed
Le marché attend maintenant le rapport officiel sur l’emploi américain.
Le consensus Reuters table actuellement sur environ 56 000 créations d’emplois non agricoles en août, après une baisse de 23 000 en juillet. Le taux de chômage est attendu stable à 4,1 %.
Un rapport solide pourrait renforcer l’idée que la Fed dispose encore de suffisamment de marge pour relever ses taux afin de combattre l’inflation.
À l’inverse, une forte déception sur l’emploi compliquerait le scénario : la banque centrale devrait alors arbitrer entre une inflation toujours élevée, alimentée notamment par l’énergie, et un marché du travail qui montrerait davantage de signes de faiblesse.
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